Vous rêvez de devenir médecin, mais vous pensez qu’il n’existe qu’une seule voie pour y parvenir ?
Bonne nouvelle : aujourd’hui, il existe plusieurs chemins, adaptés à des profils variés.
Entre les filières sélectives, les passerelles, les concours et les réorientations, chaque étudiant peut trouver l’accès qui lui correspond le mieux.
Entrer en médecine est l’un des projets les plus ambitieux et les plus exigeants que puisse envisager un étudiant. Chaque année, des milliers de jeunes aspirent à devenir médecin, un métier prestigieux, porteur de sens et essentiel pour la société. Pourtant, la route pour accéder à ces études n’est pas simple : la sélection est rude, le nombre de places limité et le niveau attendu très élevé.

Sommaire
Comprendre le nouveau paysage des études de médecine
Les principales voies d’accès aux études de médecine
- PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé)
- LAS (Licence Accès Santé)
- Concours et examens spécifiques
- Réorientation après d’autres études
- Passerelles vers la 2e ou 3e année
Conseils pratiques pour bien choisir sa voie
Conclusion : plusieurs chemins, un même objectif
Comprendre le nouveau paysage des études de médecine
En France, la réforme de 2020 a mis fin à la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé) pour introduire deux nouvelles voies principales : PASS et LAS.
Cette réforme vise à diversifier les profils et éviter le « tout ou rien » d’une année unique éliminatoire.
Dans d’autres pays :
- Belgique : examen d’entrée obligatoire depuis 2017.
- Québec : accès après le cégep, dossier scolaire et entrevue (https://medecine.umontreal.ca/).
- Afrique francophone : concours d’entrée direct après le bac, souvent très sélectif.
I- Les principales voies d’accès aux études de médecine
Il existe cinq grands types de parcours pour intégrer la filière médicale. Chacun correspond à un profil d’étudiant différent et demande une préparation adaptée.
1. PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé)
- Qu’est-ce que c’est ?
Le PASS est aujourd’hui la voie la plus connue en France. Concrètement, il s’agit d’une licence très orientée santé (anatomie, biologie, physiologie, sciences médicales) à laquelle s’ajoute une « mineure » dans un autre domaine, par exemple le droit, les langues ou les sciences sociales.
- Quels sont ses avantages ?
Le système offre un grand avantage : une immersion immédiate dans l’univers médical. Cependant, il reste extrêmement sélectif. La charge de travail est colossale et l’échec fréquent. Les étudiants doivent maintenir un niveau excellent dans toutes les matières, y compris leur mineure.
Cette voie convient surtout aux profils sûrs de leur vocation et prêts à consacrer une année entière à un rythme très soutenu.
2. LAS (Licence Accès Santé)
- Qu’est-ce que c’est ?
Le LAS propose une approche plus diversifiée. Les étudiants s’inscrivent dans une licence « classique » (sciences, psychologie, droit, économie, lettres, etc.) et ajoutent une option « accès santé ». En cas de réussite, ils peuvent postuler en médecine, mais s’ils échouent, ils poursuivent naturellement leur licence.
- Quel(s) avantage(s) ?
L’avantage est clair : le LAS donne un plan B solide et évite le sentiment d’avoir perdu une année. En revanche, il demande une double performance : exceller dans sa licence d’origine et valider l’option santé.
C’est la voie idéale pour ceux qui hésitent encore ou qui souhaitent garder plusieurs portes ouvertes.
3. Concours et examens spécifiques pour entrer en médecine
Dans certains pays, entrer en médecine se fait encore par concours ou examen d’entrée. C’est le cas en Belgique, où chaque étudiant doit réussir un test national en sciences fondamentales et en communication. En Afrique francophone, les concours portent souvent sur la biologie, la physique, la chimie et la culture générale.
L’avantage est la clarté : une réussite au concours signifie une place garantie en première année. Mais la difficulté est considérable, car les taux de réussite sont très bas et les épreuves demandent une préparation intensive.
- Clé de réussite
Une préparation intensive et une bonne gestion du stress te permettront de réussir à ton examen.
4. Réorientation après d’autres études
Il est également possible d’intégrer la médecine après une première année réussie dans une autre filière, comme les sciences, la pharmacie, la kinésithérapie ou même l’ingénierie. Certains étudiants choisissent cette voie après avoir découvert leur intérêt pour la médecine un peu plus tard.
Ce parcours présente un atout majeur : une maturité académique supérieure et une expérience méthodologique. Cependant, il reste très compétitif et demande d’avoir un excellent dossier pour se démarquer.
5. Passerelles vers la 2e ou 3e année de médecine
Enfin, certaines passerelles permettent à des diplômés déjà avancés (doctorat, pharmacie, odontologie, maïeutique, etc.) d’intégrer directement la deuxième ou la troisième année de médecine.
Ces passerelles sont rares et très encadrées, mais elles constituent une opportunité exceptionnelle pour ceux qui souhaitent se réorienter après un cursus déjà long. Le dossier est jugé sur les notes, l’expérience et surtout la motivation.
Voir aussi sur :
https://etudiant.gouv.fr/fr/passerelles-vers-les-etudes-de-sante-1270

II- Critères de sélection pour entrer en médecine
Quelle que soit la voie choisie, les critères restent exigeants. Le niveau académique est primordial : excellentes notes en sciences, rigueur et régularité dans le travail. Mais d’autres qualités personnelles comptent tout autant : résistance au stress, organisation méthodique, mémoire solide et capacité à travailler en équipe.
De plus en plus, les facultés attachent aussi de l’importance au projet motivé. Avoir une réflexion claire sur son parcours et sa vocation médicale est un atout réel pour se démarquer.
III- Conseils pratiques pour bien choisir sa voie
Face à cette diversité de parcours, comment s’y retrouver ?Pour répondre à cette question voici les étapes à suivre:
- Faites un bilan de compétences : Avez-vous un excellent niveau scientifique ? Êtes-vous prêt à travailler intensément sur la durée ?
2. Renseignez-vous tôt : Les inscriptions, concours et examens obéissent à des calendriers stricts. Un oubli peut coûter une année entière.
3. Préparez-vous dès le lycée : débutez dès le lycée en choisissant des spécialités scientifiques, et en s’initiant déjà à la méthodologie scientifique.
4. Ne misez pas tout sur une seule voie : même les meilleurs peuvent échouer à cause du stress ou d’une mauvaise préparation. Choisir un LAS ou une filière ré-orientable permet de sécuriser son avenir.
IV- Plusieurs chemins, un même objectif.
Entrer en médecine est un défi immense, mais il n’existe pas une seule manière d’y parvenir. PASS, LAS, concours, réorientation, passerelles : tous ces chemins peuvent mener au même objectif. Le plus important est de bien choisir en fonction de vos forces, de votre motivation et de votre projet.
Rappelez-vous : la persévérance est la clé. Même après un échec, il existe des alternatives pour rebondir. Devenir médecin n’est pas une course contre la montre, mais une vocation qui se construit dans la durée.
FAQ rapide
Quelle est la voie la plus rapide pour entrer en médecine ?
PASS ou concours direct selon le pays.
Peut-on entrer en médecine sans passer par le PASS ?
Oui, via LAS, passerelles ou réorientation.
Faut-il être excellent en sciences ?
Oui, mais la motivation et la rigueur comptent autant.

